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Si vous achetez du terreau dans le commerce, il y a de très grandes probabilités qu'il contienne de la tourbe. En effet, celle-ci est presque systématiquement intégré aux substrats pour ses qualités physiques, en termes de légèreté et de rétention en eau. Cependant, la généralisation de son usage a un lourd impact environnemental ! Cela implique la destruction de zones humides qui ont une grande importance écologique. Il existe heureusement des solutions pour les préserver. Faisons ensemble le point sur les avantages de la tourbe au jardin, les conséquences de son utilisation, et découvrez comment préserver cette ressource !

1- Qu’est-ce que la tourbe et d’où vient-elle ?

La tourbe est une matière organique fossile qui résulte d’une lente accumulation de matière organique dans un milieu acide, saturé en eau et très pauvre en oxygène. Ces conditions empêchent les micro-organismes, bactéries et champignons, de décomposer la matière organique, qui s’accumule donc progressivement. Ces milieux particuliers prennent le nom de tourbières.

Comme la matière organique n’est pas décomposée, ces milieux sont très pauvres en éléments minéraux, ce qui entraîne le développement d’une faune et d'une flore spécifiques. On trouve d’ailleurs beaucoup de plantes carnivores (droséras, sarracenias, etc.) dans les tourbières : elles capturent des insectes pour compléter leurs besoins nutritifs, puisqu’elles ne peuvent pas puiser leurs nutriments dans le sol, trop pauvre.

La tourbe peut mettre entre 1000 et 7000 ans à se former. Elle ne sera donc pas renouvelable à l’échelle humaine. Et à terme, au bout d’un million d’années, la matière organique constituant les tourbières se transforme en charbon.

La tourbière du Chitelet, à Xonrupt-Longemer dans les Vosges
La tourbière du Haut-Chitelet, dans les Vosges

Il existe différents types de tourbe :

  • La tourbe blonde : elle provient des sphaignes. Elle est assez jeune (entre 3000 et 4000 ans) et fibreuse. C’est la partie qui se trouve la plus en surface dans une tourbière. Elle a une excellente capacité de rétention en eau, car les sphaignes se gorgent d’eau. C’est la tourbe la plus utilisée en horticulture et pour le jardin.
  • La tourbe brune : elle est issue de végétaux ligneux (arbres, arbustes), de carex, de joncs et d’éricacées. Elle est plus vieille (environ 5000 ans) et se trouve plus en profondeur. Elle peut également être utilisée au jardin, même si son usage est moins fréquent.
  • Il existe aussi de la tourbe noire, plus ancienne (jusqu’à 12000 ans). On l’utilise principalement pour le traitement des eaux usées.

Ainsi, plus la tourbe a une couleur sombre, plus elle est ancienne. 

2 - Les avantages de la tourbe au jardin

La tourbe a de nombreuses qualités parmi celles dont les plantes ont besoin, à tel point qu’il est difficile de la remplacer. Ce n’est pas par hasard que sa présence est devenue quasi-systématique dans les terreaux commercialisés.

La tourbe joue le rôle d’une éponge : elle emmagasine l’eau et les éléments minéraux, et évite que le substrat ne se dessèche trop rapidement. Elle a une excellente capacité de rétention en eau. La tourbe est donc idéale pour les plantes en pot : comme elle stocke de l’eau, on peut espacer les arrosages ou oublier quelques fois d’arroser les plantes sans que celles-ci n'en souffrent trop. C’est une matière particulièrement légère et aérée, qui ne se compacte pas : elle est donc idéale pour un bon développement racinaire. En effet, en pot le substrat peut vite avoir tendance à se tasser et à asphyxier les racines. La tourbe a aussi l'avantage de constituer un substrat stable, qui ne se décompose pas et ne s’altère pas.

La tourbe est particulièrement utile pour les substrats destinés au rempotage des plantes d’intérieur, des plantes fleuries pour la terrasse, etc. Elle est très utilisée également pour la culture des plantes carnivores, puisqu'elle correspond parfaitement à leur milieu naturel.

On trouve aussi des pastilles de tourbe déshydratée, utilisées notamment pour les semis. Elles se gonflent dès qu’on les réhydrate. On utilise également la tourbe pour fabriquer des pots de tourbe compressée, biodégradables.

3 - Quels sont les problèmes posés par l’utilisation de la tourbe ?

Comme les tourbières sont des milieux très particuliers (acides, saturés en humidité, pauvres en oxygène), avec le temps, une flore et une faune spécifique s’y développe, qu’on ne retrouve pas ailleurs. Beaucoup d’espèces rares et protégées vivent dans les tourbières, et ne peuvent pas s’adapter à d’autres milieux. Ce sont principalement des plantes de sol humide et acide. La sphaigne est très caractéristique des tourbières : il s'agit d'un genre de mousse qui se gorge d'eau et qui a tendance à acidifier le milieu. C'est elle qui est à la base de la formation des tourbières. On trouve également dans ces zones humides des plantes carnivores, ainsi que des éricacées, des cypéracées, des linaigrettes, des joncs... De même, certaines plantes (osmonde royale, molinie, Carex...) forment des touradons : ces plantes poussent sur leurs anciennes racines et feuilles mortes car celles-ci ne peuvent pas se décomposer, formant ainsi des structures en motte ou micro-buttes. 

La flore caractéristique des tourbières : plantes carnivores, sphaigne, myrtille, linaigrette...
Quelques plantes représentatives de la flore des tourbières : la plante carnivore Drosera rotundifolia, la sphaigne Sphagnum palustre (photo Bernd Haynold), la Myrtille des marais Vaccinium uliginosum, et la linaigrette Eriophorum angustifolium (photo Udo Schmidt)

En plus de leur grande diversité biologique, les tourbières jouent le rôle d’une véritable éponge... pas seulement au niveau du substrat ou terreau, mais il se passe la même chose à l’échelle d’une région. Elles limitent les risques d’inondation, et restituent également de l’eau lors des périodes de sécheresse. Elles jouent un rôle crucial dans l’équilibre hydrologique de certaines régions. De plus, les tourbières stockent énormément de carbone (puisqu’elles peuvent être composées de 50 % de carbone), et limitent ainsi le réchauffement climatique. Elles participent à réguler le climat au niveau mondial, et créent également des microclimats frais. Les tourbières ont aussi l’avantage de filtrer l’eau : elles la purifient, en éliminant les différents polluants, et jouent ainsi le rôle d’une station d’épuration naturelle ! Les eaux qu’elles relâchent dans l’environnement sont donc particulièrement pures.

La tourbe se forme à la vitesse très lente d’environ 1 mm par an, voire moins, ce qui fait qu’elle ne sera pas renouvelable à l’échelle humaine. Elle met des milliers d’années à se former !

L'importance des tourbières n’est pas "seulement" environnementale, elles ont aussi un véritable intérêt historique. Comme la tourbe se forme de façon très lente et que la matière ne se décompose pas, les objets ainsi que les restes végétaux ou animaux restent intacts, ce qui permet de retracer fidèlement l’histoire d’une région. Il s’agit de véritables archives archéologiques ! On a ainsi pu retrouver dans des tourbières des cadavres humains momifiés, en parfait état de conservation, datant de plusieurs milliers d’années. De même, les grains de pollen sont très bien conservés dans la tourbe, ce qui permet de reconstituer la végétation et le climat d’une région des milliers d’années plus tôt.

La tourbière du Vénec, dans le Finistère, classée en Réserve naturelle nationale
La tourbière du Vénec, en Bretagne (photo Moreau Henri)

L’exploitation des tourbières est un véritable désastre écologique. Celles-ci sont drainées et asséchées pour prélever la tourbe. En général, le sol devient ensuite sec et pauvre, et les plantes typiques des tourbières ne pourront pas revenir.

La destruction des tourbières n’est malheureusement pas nouvelle. Par le passé, elles ont souvent été considérées comme des milieux inutiles et inexploitables tels quels, on les a donc drainé pour en faire des surfaces agricoles. 

Les chiffres sont édifiants : en France, la moitié des tourbières a disparu au cours des 50 dernières années. Heureusement, celles qui restent sont aujourd’hui protégées, ce qui n’empêche pas l’exploitation des tourbières des autres pays. Près de 70% de la tourbe utilisée en France pour l’horticulture provient des Pays baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) ou de l’Irlande. Ainsi, le problème reste le même, puisque ce sont les tourbières de ces pays qui sont désormais menacées.

La tourbe extraite d'une tourbière
L'exploitation d'une tourbière pour extraire la tourbe

4 - Nos conseils et les bonnes pratiques à suivre pour préserver cette ressource

Il existe heureusement des alternatives à la tourbe, certains matériaux ayant l’avantage d’être légers et aérés, tout en retenant l’eau et les nutriments : c'est le cas des fibres de coco, écorces compostées, fibres de bois, écorces de pin... De même, la vermiculite est idéale pour alléger le substrat. Il existe aussi des substituts brevetés qui sont de réelles alternatives, comme le Turbofibre® (fibre d’écorce de résineux, remplaçant la tourbe blonde) ou l’Hortifibre®(fibre de bois).

Si vous cultivez des plantes acidophiles, nous vous conseillons d’utiliser des aiguilles ou des écorces de pin compostées.

Le compost de feuilles est également une bonne alternative à la tourbe, qui a en plus l’avantage d’être riche en éléments minéraux et en micro-organismes. Vous pouvez ainsi faire vous-même votre terreau, en mélangeant du compost bien décomposé, de la terre de jardin et du sable.

On trouve aujourd’hui sur le marché de plus en plus de terreaux sans tourbe, souvent composés de fibres de coco, d’écorces, de fibres de bois... Ils sont tout à fait performants. Découvrez par exemple le terreau universel Père François Or Brun. ou le terreau universel Ecolabel

Par contre, méfiez-vous de la certification « Bio », qui ne garantit pas l’absence de tourbe, au contraire ! En effet, la tourbe étant par définition un matériau naturel et biologique, elle peut tout à fait entrer dans la composition de terreaux « bio ». Lisez attentivement les étiquettes et analysez la composition avant d’acheter. Préférez la labélisation Ecolabel, qui lui certifie un terreau sans tourbe.

Si malgré tout vous continuez à utiliser des terreaux avec de la tourbe, faites-en un usage modéré. Limitez votre utilisation en le réservant par exemple aux plantes d’intérieur et aux plantes les plus sensibles, cultivées dans de petits pots ayant de faibles réserves en eau et éléments minéraux, ou à celles qui ne supportent pas la sécheresse. Pour les plantes moins fragiles en extérieur, dans de grands bacs, vous pouvez réaliser vous-mêmes un substrat composé de compost, de terre de jardin et de sable grossier.

La tourbière et marais des Ponts-de-Martel
La tourbière des Ponts-de-Martel, en Suisse

Pour en savoir plus :

Si vous achetez du terreau dans le commerce, il y a de très grandes probabilités qu’il contienne de la tourbe. En effet, celle-ci est presque systématiquement intégré aux substrats pour ses qualités physiques, en termes de légèreté et de rétention en eau. Cependant, la généralisation de son usage a un lourd impact environnemental ! Cela […]

Angoisse, tristesse ou colère... nous sommes nombreux à ressentir ces émotions face à la crise climatique. Ce qui arrive à la planète nous touche pour certains profondément et un sentiment d’impuissance et de perte de sens nous accapare. Ce "mal du siècle" aussi appelé solastalgie, met en exergue le lien entre santé mentale et santé environnementale : notre "terre-mère" ne va pas bien, et nous non plus. Et les jardiniers, grâce - ou à cause - du lien qui les attache à la nature, sont nombreux à ressentir ce mal-être qu'est l'éco-anxiété de façon exacerbée.

Qu'est-ce que l'éco-anxiété et comment faire pour la dépasser ? Voici quelques pistes de réflexion et tentatives de réponses.

Éco-anxiété ou solastalgie : de quoi parlons-nous ?

Puisque nous souffrons apparemment d'un mal, la première chose à faire est de le définir et le décrire correctement :

  • L'éco-anxiété, concept apparu dans les années 1990, désigne l'ensemble des émotions liées au sentiment de fatalité face à la dégradation de l'état de la planète, de la pollution au changement climatique. Ce sont principalement la peur, la tristesse, la colère et la frustration causées par l'inaction ou l'insuffisance des actions prises en faveur du climat par les gouvernements et les populations. L'éco-anxiété est donc liée à ce qui peut arriver, à la peur de l'avenir pour nos enfants, pour l'espèce humaine et la nature. C'est une sorte de stress pré-traumatique qui n'est pas reconnue comme une maladie. Elle est néanmoins décrite par les associations professionnelles de psychiatrie comme une peur chronique de catastrophes environnementales.
  • La solastalgie - littéralement "perte de réconfort" - est un concept défini en 2007. C'est une forme de détresse psychique induisant une nostalgie face aux changements environnementaux, la destruction des écosystèmes et de la biodiversité, et par extension le réchauffement climatique. Elle est liée à un deuil de ce qui est déjà perdu et provoque tristesse, inquiétude très forte pour l'avenir et parfois un sentiment de culpabilité et de colère face à l'inertie collective. Les personnes souffrant de solastalgie souffrent aussi souvent d'un sentiment de décalage et de solitude par rapport à un entourage qui ne partage pas les mêmes inquiétudes ou qui n'a pas la même sensibilité environnementale.
Éco-anxiété et solastalgie
Éco-anxiété et solastalgie nous font souffrir face au monde qui va de plus en plus mal

Il est normal d'être inquiets dans un monde qui va mal

Les jardiniers sont un "public" forcément très touché par ces maux, car à travers notre pratique du jardinage - qui est souvent plus qu'un passe-temps, mais une véritable passion - nous voyons les effets directs sur notre petit coin de nature et de paradis, auquel nous vouons tant de temps et de soin. Jardins ravagés par les averses de grêle, plantes moribondes sous la canicule, diminution des réserves d'eau permettant de cultiver avec soin, insectes ravageurs impossibles à contrôler... le jardinage, de plus en plus, s'apparente à une sorte de combat et nombre de jardiniers ont tout simplement envie de baisser les bras face à tant d'efforts réduits à néant.

Alors que faire docteur ?

Dans cette situation, impossible de relativiser comme on peut le faire face aux petits maux du quotidien ! Et oui, la situation est bien réelle et dramatique, et nos fameux "petits gestes du quotidien" nous semblent tout simplement dérisoires face à la situation et à l'inaction du monde qui nous entoure.

Malgré tout, l'action et le fait de se tourner vers des solutions sont des attitudes plus positives et constructives que de se lamenter sur le sort de notre planète et l'avenir peu radieux qui nous est promis. Chaque geste pour réduire son impact carbone, économiser l'eau, favoriser la biodiversité a une réelle importance et ces éco-solutions ont de nombreux co-bénéfices : ils sont bons pour la santé, ils permettent de faire des économies, ils permettent de vivre de façon plus agréable et ils remettent du lien entre les gens.

La colère peut aussi être salvatrice, plus dynamique que l'angoisse et le repli sur soi : elle pousse à se rebeller et à agir, à montrer l'exemple autour de soi par l’action collective ou individuelle. Pourquoi, ne pas s’engager dans une association de protection de l’environnement, de la biodiversité ou des oiseaux ? Apprendre comment fonctionnent ces écosystèmes, connaître la faune et la flore de sa région et ceux qui sont en danger, agir pour les protéger permet de s’impliquer dans des causes qui font sens et de se sentir utile. Bref, au lieu d'être éco-anxieux, soyons plutôt éco-furieux et continuons à mener nos petits et grands combats, dans nos jardins et autour de nous !

action pour le climat Éco-anxiété et solastalgie
Face à ces sentiments négatifs, l'action permet de s'impliquer dans une dynamique plus positive

Angoisse, tristesse ou colère… nous sommes nombreux à ressentir ces émotions face à la crise climatique. Ce qui arrive à la planète nous touche pour certains profondément et un sentiment d’impuissance et de perte de sens nous accapare. Ce “mal du siècle” aussi appelé solastalgie, met en exergue le lien entre santé mentale et santé […]

Les sécheresses estivales, autrefois ponctuelles, sont désormais monnaie courante en France et en Belgique (et dans une grande partie du reste du monde). On s'inquiète beaucoup de la survie de nos plantes au jardin comme dans la nature. Mais, on oublie vite que la pollinisation, soit ce qui assure la pérennité des plantes par la reproduction sexuelle et permet une production fruitière et légumière, est impactée directement par les fortes chaleurs et le manque d'eau. Quels sont réellement ces effets néfastes pour la pollinisation dus aux fortes sécheresses subies ces dernières années ? Des recherches scientifiques sont actuellement en cours pour le découvrir. 

La pollinisation via les insectes : un contrat gagnant-gagnant

Comme on a coutume de le dire : "la nature est bien faite !". Un insecte pollinisateur (abeilles, bourdons, guêpes, syrphes et autres diptères, papillons, certains coléoptères...) visite une fleur. Ce dernier y trouve du nectar et du pollen qui va le nourrir ou alimenter sa progéniture, tandis que le pollen accroché à l'insecte va se déplacer d'une fleur à l'autre au gré du butinage de celui-ci. Le pollen d'une fleur rencontre alors le pistil d'une autre fleur de la même espèce et, bingo !, la fleur est fécondée : la production de fruits ou de semences peut alors commencer. Bref, tout le monde y gagne ! L'insecte comme la plante.

Pour rappel, les insectes pollinisateurs ont coévolué avec les plantes à fleurs. C'est-à-dire que les plantes ont évolué pour attirer et faciliter la visite des insectes pollinisateurs, tandis que les insectes ont évolué de leur côté pour avoir une morphologie adéquate pour récupérer le nectar et le pollen de cette fleur. D'ailleurs, certaines plantes ne peuvent être fécondées que par une seule espèce d'insecte : si l'insecte disparait, la plante ne se reproduit plus et disparait à son tour ; si c'est la plante qui n'est pas ou plus présente, l'insecte ne pourra se nourrir et disparaitra lui aussi.

Pour rappel : on ne parle ici que de la pollinisation par les insectes, dite entomogame ou entomophile. D'autres types de pollinisations existent : pollinisations par des oiseaux ou des chiroptères, par le vent (anémogamie) ou par l'eau (hydrogamie).

secheresse et insectes effets consequence pollinisation
Certaines fleurs comme l'Echinacée sont de vraies pistes d'atterrissage

Une inquiétude généralisée : des recherches sont en cours

Les scientifiques, dont Charlotte Descamps (doctorante au Earth and Life Institute de l'UCLouvain), planchent depuis des années pour connaître et comprendre l'impact que pourrait avoir la sécheresse sur les pollinisations. Pour cela, ils ont choisi plusieurs plantes type, comme la bourrache (Borrago officinalis), et les ont placées dans des chambres de cultures sous conditions contrôlées : soit différentes températures (21, 24 et 27 °C) et différents apports en eau (arrosé ou pas du tout). L'idée est de recréer les conditions que peuvent subir la plante en culture réelle. Plusieurs conclusions ont déjà pu être émises.

Quelles sont les conséquences de la sécheresse sur les fleurs ?

  • Diminution du nombre de fleurs : nous, simples jardiniers, le remarquons déjà dans nos jardins. Lorsqu'il fait très sec, le nombre de fleurs au jardin d'ornement comme au potager ou au verger se réduit. De plus, la maigre floraison est très fugace. À peine sommes-nous retournés que la fleur fane ;
  • La morphologie des fleurs se modifie : c'est ce qui est le plus surprenant, lors d'épisodes de sécheresses, les fleurs changent. Certains pétales disparaissent, les fleurs deviennent plus petites... Tout cela pourrait entraîner une incapacité de l'insecte à visiter la plante ;
  • Baisse d'attractivité de la fleur pour l'insecte : selon une étude marseillaise, s'il fait trop sec, la fleur peut présenter une modification des odeurs habituelles. Cela peut avoir comme conséquence que l'insecte se désintéresse subitement d'une fleur qu'il a pourtant l'habitude de butiner ;
  • Réduction de la production de nectar et de pollen : le nectar est moins abondant, la fleur est donc moins attractive pour les pollinisateurs. De plus, le pollen est produit en plus faible quantité, ce qui réduit fortement les pollinisations.
  • Quid de la qualité du nectar et du pollen ? : les recherches sont toujours en cours pour déterminer si la qualité du nectar et du pollen, et ainsi l'attractivité des fleurs pour les insectes, était stable ou diminuait lors d'épisodes de sécheresse. Affaire à suivre...
secheresse et insectes effets consequence pollinisation
Des fleurs qui sèchent plus vite, un manque à gagner pour les insectes butineurs...

Et les insectes dans tout ça ?

Les populations d'insectes sont en souffrance, depuis des décennies, pour diverses raisons : utilisation de pesticides, réduction de la surface de l'habitat et de la nourriture, baisse de biodiversité florale... et bien entendu changements climatiques. Durant les fortes chaleurs et les épisodes de sécheresses, les insectes ont soif et ne peuvent plus se déplacer ou se nourrir normalement. Bref, la sécheresse impacte les deux parties de la pollinisation entomophile : la plante et l'insecte. Évidemment, cela pourrait avoir des répercussions graves à moyen terme sur certaines productions vivrières et risquer de causer des famines, même chez nous. Même si, dans certains pays, les producteurs se lancent déjà dans la pollinisation manuelle ou via des nanorobots...

secheresse et insectes effets consequence pollinisation
La sécheresse a des impacts à la fois sur les insectes et sur les fleurs

Les sécheresses estivales, autrefois ponctuelles, sont désormais monnaie courante en France et en Belgique (et dans une grande partie du reste du monde). On s’inquiète beaucoup de la survie de nos plantes au jardin comme dans la nature. Mais, on oublie vite que la pollinisation, soit ce qui assure la pérennité des plantes par la […]

Publié en avril 2022 aux Éditions Terre vivante, le livre Solutions pour un jardin résilient de Jean-Paul Thorez propose des pistes de réflexion et des solutions concrètes pour adapter nos jardins face aux crises auxquelles nous sommes confrontés : crise climatique, chute de la biodiversité et pollution. Une mine d'informations pour adapter nos extérieurs et nos potagers aux mutations en cours qui les affectent de façon accrue au fil des années.

Jean-Paul Thorez : agronome, journaliste et jardinier

Auteur reconnu de plusieurs livres sur le jardinage et journaliste spécialisé dans l'environnement et le jardinage bio, l'auteur de cet ouvrage est avant tout un agronome de formation. Aujourd'hui à la retraite, il a été Directeur de l'Agence régionale de l'Environnement de Haute-Normandie et a participé à la création des magazines Les 4 saisons du jardin bio et Nature et Jardin. À travers ce livre, il nous transmet avec la pédagogie et la clarté d'un auteur rompu à cet exercice, sa vision de la situation sous les deux casquettes : celle de l'agronome et celle du jardinier "les mains dans la terre", qui depuis 40 ans observe avec attention son jardin et en note les évolutions saisonnières.

Les Éditions Terre vivante

Maison d'édition française indépendante, la Scop Terre vivante édite depuis 1982 des livres pour jardiner bio, habiter écologique, manger sainement ou se soigner au naturel. Ce nouveau titre Solutions pour un jardin résilient vient donc tout récemment de s'ajouter à son catalogue, riche de près de 300 ouvrages. Terre vivante édite en outre le magazine de jardinage Les 4 Saisons (bimestriel de jardinage biologique) et anime un Centre de formation et de découverte de l'écologie pratique en Isère.

Notons que cet éditeur a été le premier en France à réaliser une analyse de cycle de vie de ses livres, permettant d'évaluer leurs impacts environnementaux et d'en dégager des pistes d'écoconception.

Des solutions concrètes face à des problématiques de terrain

Articulé en 3 parties, cet ouvrage de 384 pages recense et décrit les 3 grands changements auxquels sont soumis ces écosystèmes cultivés que sont nos jardins :

  • la crise climatique
  • la crise de la biodiversité
  • l'accroissement de la pollution

Il explique de façon à la fois scientifique, synthétique et claire, la manière dont ces paramètres interagissent avec le jardin, les bouleversements en cours et leurs conséquences, mais surtout il nous donne les bases et la voie à suivre vers la résilience. En tant que jardinier, Jean-Paul Thorez est lui-même confronté à ces mutations en cours ; il émaille donc son discours d'exemples concrets "en direct de son jardin" qui parlent forcément à tous les jardiniers que nous sommes.

Il s’attache d’abord au début de chaque partie à nous rappeler les bases de la biologie végétale et à améliorer notre connaissance des phénomènes physiques, chimiques et biologiques pour que nous puissions comprendre la façon dont les plantes vivent et interagissent avec le climat et l'écosystème dans lequel elles s'insèrent. Puis, une fois ces bases posées, il passe concrètement en revue les solutions à mettre en place pour minimiser les impacts des bouleversements en cours sur les jardins : techniques éprouvées du jardinage bio, savoirs-faire traditionnels parfois oubliés, mais aussi orientation vers des solutions innovantes issues de la permaculture et pratiques anti-pollution.

Gestion optimale de l’eau, création de biotopes variés, refuges pour les auxiliaires, apport d’humus, correction de l'exposition, adaptation des espèces semées ou plantées... même si certaines des solutions de résilience sont bien connues des jardiniers chevronnés, elles gagnent à être expliquées à tous, pour que chacun s'approprie les gestes à faire... ou à ne pas faire.

Une liste de plantes potagères et de végétaux d'ornements est fournie avec des indications fiables de rusticité et de tolérance à la sécheresse. Chacun peut y piocher pour adapter sa palette végétale aux modifications de son climat local.

Mon avis sur l'ouvrage

  • Même si les solutions de résilience apportées ne sont pas révolutionnaires, il est vrai que beaucoup de choses ont été dites sur le sujet depuis quelques années. Alors oui, les jardiniers chevronnés ou qui explorent déjà ces solutions de résilience par le jardinage biologique et la permaculture par exemple, n'apprendront peut-être pas grand-chose de nouveau. Mais avouons que même les plus renseignés d'entre nous ne savent pas tout et qu'il y a maintes informations à glaner au fil des pages. Pour ma part, j'ai appris des choses que j'ignorais ou sur lesquelles j'avais encore des lacunes, par exemple concernant les effets concrets des différents polluants et comment ils peuvent être délétères pour nos lopins et la vie qui tente d'y prendre place.
  • Sous sa plume, Jean-Paul Thorez nous offre un tour d'horizon complet, sans être indigeste. Les illustrations sont claires et complètes, photos, schémas et diagrammes venant à l'appui des explications données. L'ouvrage est bien structuré et agréable à lire, le ton précis et accessible. Les jardiniers amateurs s'y retrouveront aussi bien que les plus avertis, car le vocabulaire employé évite le jargon technique ou l'explique lorsqu'il est présent.
  • Les solutions de résilience proposées sont basées sur des expériences concrètes de jardinage biologique ou de permaculture. Le lecteur se rend clairement compte que ce sont ces orientations de jardinage en harmonie avec la nature et le vivant qui permettront au monde de faire face.
  • Le "petit" plus qui compte : l'ouvrage est imprimé sur du papier recyclé ou certifié PEFC (issu de forêts gérées durablement), avec des encres à base d’huiles végétales, chez des imprimeurs localisés en France et respectueux de l’environnement.

Solutions pour un jardin résilient. Editions Terre vivante, 2022.

27,00 euros
384 pages, 800 illustrations, 16 x 24 cm

Publié en avril 2022 aux Éditions Terre vivante, le livre Solutions pour un jardin résilient de Jean-Paul Thorez propose des pistes de réflexion et des solutions concrètes pour adapter nos jardins face aux crises auxquelles nous sommes confrontés : crise climatique, chute de la biodiversité et pollution. Une mine d’informations pour adapter nos extérieurs et […]

Et si, on ne s'acharnait plus sur les « mauvaises herbes » ? Et si, on apprenait à vivre avec les adventices et les plantes sauvages de nos jardins ? Eh bien, c'est justement l'objet de ce sympathique petit livre intitulé « Vivre avec les mauvaises herbes : Comment bien les utiliser et s'en débarrasser naturellement ». Un livre de Guylaine Goulfier et édité aux éditions Massin.

livre vivre avec les mauvaises herbes, Guylaine Goulfier auteur livre

Qui est Guylaine Goulfier, l'auteure de ce livre ?

C'est Papi Louis, le grand-père de Guylaine, sorte de conteur du monde végétal, qui l'a initié très tôt à l'amour des plantes lors de balades en pleine nature. Par la suite, Guylaine Goulfier s'est attelée à des études agricoles avec option "protection des végétaux" qui l'ont fait devenir une... malherbologue passionnée (j'apprécie beaucoup ce terme !). Mais, l'auteure est aussi et surtout une jardinière comme nous. Une activité qui lui a apporté un œil nouveau sur les soi-disant « mauvaises herbes », les adventices, les plantes indésirables, les sauvageonnes...

À noter que Guylaine Goulfier n'en est pas à son premier livre. Elle est aussi l'auteure de « Plantes remèdes en permaculture » chez Solar éditions, du « Guide de Survie Joyeuse » et « Auto-suffisant (ou presque) » tous deux aux éditions Ulmer, et de biens d'autres ouvrages encore.

Simple, mais jamais simpliste

De prime abord, le livre semble léger, court, trop fin pour être utile... et je dois bien avouer qu'il ne m'inspirait pas confiance. Et pourtant, dès les premières pages, je fus conquis. Les propos sont amenés simplement sans toutefois jamais devenir simplistes ou sombrer dans de dangereux raccourcis.

De nombreuses notions d'écologie sont abordées et expliquées simplement : plantes bio-indicatrices, espèces invasives, notions de plante hôte, allélopathie, succession écologique, stratégie de colonisation, complexe argilo-humique...

Tout ce dont on a besoin pour « comprendre » son terrain et les plantes qui y poussent y est abordé. Les mots sont précis. La rigueur scientifique est de mise. Les informations ne sortent pas de nulle part.

Remarque : l'auteure a pris soin de nommer les plantes par leur nom latin et non par les, parfois innombrables, noms vernaculaires. C'est la seule manière de savoir précisément de quelle plante on parle. Et ça, on apprécie beaucoup !

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Une mine d'informations

Le livre est rempli de renseignements concernant les « mauvaises herbes » (ah, quel horrible nom !) elles-mêmes : reconnaissance de la plante, son écologie, diverses anecdotes, la façon de s'en débarrasser ou mieux, de s'en accommoder.

Mais, chaque page regorge aussi d'informations éthnobotaniques toutes plus utiles et intéressantes : des recettes de cuisine, de purin, de produit de lessive naturel, le rappel de la théorie des signatures, un peu d'herboristerie...

C'est ludique et sympa ! : des petits quizz ponctuent les explications. Ce qui permet d'apprendre tout en s'amusant un peu.

En outre, des QR Codes sont présents dans tout l'ouvrage. Ils vous permettent d'approfondir vos connaissances via des liens donnant soit vers des articles sur le net, soit vers des ouvrages de référence.

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Une dernière partie plus tournée vers le jardinage

On en revient au titre du livre : « Vivre avec les mauvaises herbes ». Et vivre avec elles, c'est aussi pouvoir les gérer. C'est l'objet de la dernière partie de cet ouvrage. L'auteure y aborde les pratiques culturales à appliquer (ou pas...) pour limiter la prolifération d'herbes indésirables : revenir au binage, réduire le travail du sol, éviter l'excès de fertilisation, appliquer un paillage raisonné, pratiquer une certaine densité de plantation...

Et, enfin, les dernières pages nous proposent un portrait détaillé des « mauvaises herbes » les plus classiques de nos jardins. Afin de les reconnaître, d'un peu mieux les connaître et... pourquoi pas, de les apprécier.

À lire ou non ?

Un livre à lire assurément ! Que l'on soit tout à fait débutant ou jardinier chevronné, voire professionnel du secteur. "Vivre avec les mauvaises herbes" est un petit livre fort sympathique, agréable à lire et bourré d'informations utiles. Un bouquin à mettre dans toutes nos petites mains sales de terre !

"Vivre avec les mauvaises herbes : comment bien les utiliser ou s'en débarrasser naturellement" de Guylaine Goulfier aux éditions Massin - 127 pages - 14.95 €.

Et si, on ne s’acharnait plus sur les « mauvaises herbes » ? Et si, on apprenait à vivre avec les adventices et les plantes sauvages de nos jardins ? Eh bien, c’est justement l’objet de ce sympathique petit livre intitulé « Vivre avec les mauvaises herbes : Comment bien les utiliser et s’en débarrasser […]

La "Loi Labbé" encadre depuis 2014 l’utilisation des produits phytosanitaires sur l’ensemble du territoire national. En application de cette loi, depuis 2017 les collectivités ne peuvent plus utiliser ou faire utiliser de pesticides pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles au public. Les particuliers aussi sont concernés par cette loi depuis 2019 grâce à l’interdiction de vente de pesticides chimiques de synthèse en libre-service.

C’est maintenant au tour de tous les lieux de vie d’être concernés depuis ce 1er juillet 2022, avec l'interdiction d’appliquer des pesticides dans les espaces que sont :

  • les jardins de particuliers
  • tous les lieux de vie privés comme les copropriétés, les résidences hôtelières, les campings, les jardins familiaux, les parcs d’attraction, les zones commerciales et parkings, les lieux de travail, les établissements d’enseignement et de santé
  • les collectivités : notamment dans les cimetières, sur les terrains de sport (hormis les terrains de grands jeux et professionnels qui bénéficient d'un sursis jusqu'au 1er janvier 2025) et les aérodromes.

C'est une belle avancée pour la protection de l'environnement et de notre santé à tous. Voici un petit décryptage de cette Loi Labbé, du nom du sénateur qui a porté ce dossier législatif de longue haleine.

loi Labbé interdiction des pesticides
Le renforcement de la loi encadrant l'utilisation des produits "phyto" va participer à la protection de la nature et à celle de notre santé

Quels sont les produits phytopharmaceutiques interdits ?

Désormais, tous les produits phytopharmaceutiques sont interdits à l’exception :

  • des produits de biocontrôle
  • des produits utilisables en agriculture biologique
  • des produits à faible risque,

à conditions que ceux-ci bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché national.

Les produits phytopharmaceutiques interdits sont les produits qui permettaient de "protéger" les jardins, espaces verts et espaces extérieurs en détruisant ou éloignant des organismes, insectes et plantes considérées comme nuisibles et indésirables.

Ces sont donc les insecticides, les fongicides (qui détruisent les champignons parasites), les herbicides (qui détruisent les mauvaises herbes), les acaricides (qui détruisent les acariens) et les molluscicides (qui détruisent les mollusques tels que limaces ou escargots) chimiques, qui à partir de ce 1er juillet 2022 ne sont plus autorisés.

Reconnus pour leur toxicité, leurs effets mutagènes et cancérogènes et leur danger pour le milieu aquatique, il était temps de supprimer ces produits dangereux pour l'Homme et la nature de nos jardins et espaces de vie extérieurs.

loi Labbé interdiction des pesticides
Des écoles aux jardins privés en passant par les lieux de travail : les traitements à base de pesticides chimiques sont désormais interdits sur tous les lieux de vie

Les produits de biocontrôle autorisés

Définis à l’article L.253-6 du code rural, les produits de biocontrôle utilisent des mécanismes naturels dans le cadre de la lutte contre les ennemis des cultures. Ils comprennent en particulier :

  • Les macro-organismes, tels que les insectes parasitoïdes, les insectes et acariens prédateurs, les nématodes entomopathogènes, les vertébrés utiles prédateurs de vertébrés ou d’invertébrés nuisibles. Ce sont ce qu'on appelle en général les insectes auxiliaires, tels que les coccinelles et leurs larves par exemple, permettant de lutter contre les invasions de pucerons.
  • Les produits phytopharmaceutiques comprenant des micro-organismes (tels que des champignons, des bactéries, des virus…), des médiateurs chimiques comme les phéromones et des substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale.

Si vous faites appel à une entreprise d'espaces verts pour votre jardin ou votre copropriété, vous pouvez consulter la liste des produits de biocontrôle autorisés sur le site de l'Office français de la Biodiversité.

loi Labbé interdiction des pesticides
Les pièges à phéromones sont autorisés

Les produits utilisables en agriculture biologique autorisés

L’agriculture biologique autorise l’usage de certains produits phytopharmaceutiques, à condition qu’ils ne soient pas issus de la chimie de synthèse et ne soient pas à usage herbicide. Ces produits sont donc toujours autorisés pour l'entretien des extérieurs des lieux de vie. La liste des substances actives autorisées en agriculture biologique est établie par la Communauté européenne (Règlement (CE) n°889/2008). On pense aux produits tels que le sulfate de cuivre, l'huile de paraffine ou encore le souffre. Attention toutefois au respect des conditions d'emploi, car l’abus de certaines substances n’est pas sans conséquences, en particulier sur le sol !

loi Labbé interdiction des pesticides
Le sulfate de cuivre est utilisable en agriculture biologique

Les produits à faible risque autorisés

Les produits dits à faible risque "ne comportent pas de substances classées pour leur toxicité, ou persistantes, ou à forte bioconcentration, ou à effet perturbateur endocrinien". Ils sont approuvés pour un ou plusieurs usages précis, comme certains fongicides contenant des spores et du mycélium du champignon antagoniste Gliocladium catenulatum par exemple, ou encore le phosphate ferrique des granulés anti-limaces.

La liste de ces produits à faible risque est à consulter sur internet.

Peut-on utiliser d'autres produits dits "naturels" ?

Oui, il est possible d’utiliser des substances dites "de base", qui ne sont pas des produits phytopharmaceutiques. Les substances de base sont des substances régies par d’autres règlementations, souvent alimentaires. Ce ne sont pas des produits phytopharmaceutiques, mais ils peuvent être utilisés dans les espaces verts, lorsqu'ils sont autorisés par l’Union européenne : on peut citer par exemple la prêle (en purin par exemple pour son action sur les maladies fongiques), le fructose pour son effet insecticide via la stimulation des mécanismes de défense naturels, ou le vinaigre utilisé comme fongicide, bactéricide et herbicide (désherbant). L'utilisation de ces produits suppose qu'on en respecte les conditions d’usage, en évitant par exemple les mélanges ou les surdosages.

L’Institut de l'Agriculture et de l'Alimentation Biologiques (ITAB) référence les substances de base autorisées à ce jour par l’Union européenne, en précisant la recette et les usages pour lesquels la substance est reconnue.

loi Labbé interdiction des pesticides
La prêle (Equisetum arvense), fait partie des produits naturels

Les traitements contre les organismes nuisibles réglementés sont encore possibles

Cette nouvelle interdiction d’usage de produits "phytos" chimiques peut faire l'objet de rares exceptions, lorsqu'ils sont nécessaires "à la destruction et à la prévention de la propagation des organismes nuisibles réglementés, faisant l’objet de mesures de lutte obligatoire", comme la bactérie Xillela ou le chancre, qui représentent un danger à grande échelle pour certains végétaux. Ces mesures font alors l’objet d’un arrêté national de lutte, souvent accompagnés localement par des arrêtés préfectoraux.

Quelles sont les sanctions encourues en cas de non-respect de cette interdiction ?

Le non-respect de ce renforcement de la Loi Labbé est une infraction pénale, punie de 6 mois d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. Il s'agit d'une sanction maximale, modulée par la justice en fonction des circonstances dans lesquelles l’infraction aura été commise.

Les contrôles seront réalisés par les services régionaux de la protection des végétaux, et les services de l’Office Français de la Biodiversité, commissionnés et assermentés pour exercer des missions de police judiciaire sous l’autorité du procureur de la République.

La “Loi Labbé” encadre depuis 2014 l’utilisation des produits phytosanitaires sur l’ensemble du territoire national. En application de cette loi, depuis 2017 les collectivités ne peuvent plus utiliser ou faire utiliser de pesticides pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles au public. Les particuliers aussi sont concernés par cette loi depuis 2019 […]

Il est aujourd’hui urgent de limiter nos déchets et la présence du plastique qui a envahi tous les espaces de nos vies depuis son invention au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Depuis plusieurs années, il est activement chassé de nos cuisines notamment, grâce au mouvement zéro déchet. Mais qu’en est-il du jardin ? Et bien, au jardin il n’en est rien ou presque. Le plastique est présent partout : pots, outils, sacs de terre, de terreau, jardinières, sachets de semis... Nous avons le plaisir de vous présenter le livre d'Elke Schwarzer, plus de 150 alternatives durables aux Editions du Rouergue.

C’est ce plastique que l’autrice nous propose de traquer dans ce livre. Elle explore tous les espaces et les dimensions du jardin, de l’achat des plantes, aux plantations, de l’arrosage à la fertilisation, jusqu’aux tuteurs, attaches et autres clôtures. Tout est bon pour éviter le plastique. Elle nous apprend à débusquer les polymères, à décoder les labels, nous propose des alternatives respectueuses de l’environnement et distille l’air de rien quelques précieux conseils de culture. Et il est bien évidemment aussi question d’upcycling, de récup, de seconde main, de troc, de don... Autant de matière à réflexion qui, sans l’ombre d’un doute, dépasse largement le cadre du jardin.

A propos de l'autrice

Elke Schwarzer est biologiste, blogueuse, autrice de livres sur le jardin, et passe du temps dans la nature aussi souvent que possible. Elle gère depuis 2003 son petit jardin de ville dans le nord de l’Allemagne, qui, malgré sa superficie limitée, accueille de nombreuses plantes sauvages qu’elle utilise également en cuisine.

A propos des Editions du Rouergue

Les Éditions du Rouergue ont développé un catalogue important dédié à la nature et au jardin, alliant réflexion, prospective et pratique. Régulièrement récompensé par des prix spécialisés, le catalogue nature & jardin des éditions du Rouergue est fort de nombreux livres devenus des incontournables, qui dessinent une ligne engagée, résolument à l’avant-garde des connaissances et des comportements. Avec la volonté de porter à la connaissance de chacun les savoirs et les solutions pour un développement plus respectueux de la vie.

Un jardin sans plastique

de Elke Schwarzer aux éditions du Rouergue

136 pages - 19,90€

Il est aujourd’hui urgent de limiter nos déchets et la présence du plastique qui a envahi tous les espaces de nos vies depuis son invention au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Depuis plusieurs années, il est activement chassé de nos cuisines notamment, grâce au mouvement zéro déchet. Mais qu’en est-il du jardin ? Et […]

L’Observatoire Français d’Apidologie, organise cette année la quatrième édition de la campagne "Des fleurs pour les abeilles" qui se déroule du 20 mai au 21 juin 2022. À l'instar de Promesse de Fleurs, de nombreux professionnels du végétal sont engagés pour la préservation des abeilles, en proposant des milliards de fleurs pour ces précieux insectes et en sensibilisant le plus grand nombre aux enjeux de la pollinisation. 

Car chacun d'entre nous doit aujourd'hui prendre conscience que l'avenir de l'humanité est lié à celui de ces irremplaçables pollinisateurs. 

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à écouter aussi notre podcast : 

Pourquoi les abeilles sont-elles menacées d'extinction ?

Elles vivent sur Terre depuis 50 millions d'années et par notre action, en quelques décennies, sont aujourd'hui menacées d'extinction au point que partout sur la planète, leurs populations s'effondrent, avec un taux de mortalité de 30 à 80% selon les régions du globe. Nous sommes responsables par : 

  • les pesticides déversés sur les cultures et empoisonnant les insectes,
  • la destruction de la biodiversité diminuant drastiquement leur habitat et leur ressource en nourriture,
  • le transport de parasites comme le Varroa, acarien venu d'Asie et responsable d'effondrements de colonies d'abeilles domestiques,
  • les prédateurs tueurs d'abeilles circulant grâce à la mondialisation comme le bien connu frelon asiatique...

À croire que l'être humain s'acharne en réunissant tous les éléments conduisant à leur éradication. Or, leur disparition conduira à la nôtre, car notre sort est lié à celui de ces précieux hyménoptères. 

Agriculture intensive menant à l'effondrement de la biodiversité et mondialisation favorisant l'apparition de maladies et prédateurs : nos activités mènent à l'effondrement dramatique des populations d'abeilles

Quelles sont les conséquences ?

Par leur rôle de principal insecte pollinisateur (une abeille est capable à elle seule de butiner 250 fleurs par heure) les abeilles portent sans le savoir la responsabilité de la reproduction de 80% des espèces végétales et de la production d'un tiers de notre alimentation. Car qu'elles soient sauvages ou domestiques, sur 100 espèces de plantes faisant partie de nos ressources alimentaires, elles en pollinisent à elles seules plus de 70... Voilà qui fait réfléchir, si nous devons dépasser le "simple" fait de protéger une espèce admirable, miracle d'évolution et modèle le plus élaboré de société chez les insectes.

Ces sociétés organisées, qui ont survécu grâce aux adaptations qu’elles ont développées et ont traversé notamment plusieurs périodes glaciaires, œuvrent en toute discrétion à la pollinisation des plantes à fleurs et donc à la production des fruits et légumes que nous mangeons chaque jour.

Dit simplement : sans cette fonction essentielle qui consiste à transporter le pollen d’une fleur à l’autre, la vie humaine ne pourrait pas exister sur Terre, faute de ressources alimentaires. Nous sommes coupables et serons victimes de leur extinction ; il est donc doublement de notre devoir de les aider.

Par la pollinisation qu'elles effectuent chaque jour, les abeilles nous permettent d'avoir fruits et légumes pour nous nourrir

Comment aider les abeilles ?

Face à la diminution de la ressource alimentaire des pollinisateurs, car les espaces de biodiversité s'amenuisent et que le béton remplace les fleurs des champs, chacun peut - et doit ! - planter et semer dans son jardin, son balcon ou sa terrasse des plantes mellifères. 

Nous avons l'embarras du choix : des haies mellifères pour entourer le jardin, aux arbustes et vivaces mellifères à insérer en nombre dans les massifs, jusqu'aux plantes grimpantes mellifères pour habiller nos murs.

→ Suivez les conseils dans notre article pour vous aider à sélectionner les meilleures plantes mellifères par saison

Et pour remplacer le gazon tondu qui de toute façon jaunira cet été, laissez pousser pissenlits et herbes folles, vous aurez le plaisir de voir réapparaître abeilles, papillons et insectes en tous genres. Moins de corvée pour les jardiniers et gîte et couvert à profusion pour la faune, qui dit mieux ?

Je vous conseille aussi les jachères fleuries, dont certaines sont composées de fleurs vivaces ou annuelles, nectarifères et mellifères, pour attirer les abeilles et autres insectes pollinisateurs, tout aussi précieux !

Semer et planter des plantes mellifères est une aide précieuse : cela permet aux abeilles de trouver la nourriture qui leur est nécessaire

Bannissez également tout emploi de pesticide au jardin comme à la maison. Non seulement vous préserverez votre santé, mais vous contribuerez à protéger les abeilles.

Pensez à installer de petits récipients peu profonds que vous remplirez d'eau en été, nous avons soif, les insectes aussi et peuvent souffrir de déshydratation en période de sécheresse.

Votre jardin peut également devenir un refuge de biodiversité : plantez, n'entretenez pas trop et installez des hôtels à insectes partout où vous pourrez ! Ce sera l'occasion de sensibiliser les enfants à ces questions qui les concerneront bientôt de près.

L’Observatoire Français d’Apidologie, organise cette année la quatrième édition de la campagne “Des fleurs pour les abeilles” qui se déroule du 20 mai au 21 juin 2022. À l’instar de Promesse de Fleurs, de nombreux professionnels du végétal sont engagés pour la préservation des abeilles, en proposant des milliards de fleurs pour ces précieux insectes et […]

Nicolas Deshais-Fernandez est paysagiste concepteur DPLG, botaniste de formation et très engagé en faveur de la protection de la biodiversité. Il nous a raconté l’un de ses beaux projets avec de jeunes adultes autistes, celui du domaine de la Châtaigneraie, à Osmoy, dans le Cher, finalisé en 2019. Ce projet, conçu par l'Atelier NDF, a été récompensé et obtenu le prix spécial du Palmarès du Paysage 2021 de la Fédération Française du Paysage.

La Châtaigneraie, qu’est-ce que c’est ?

Le domaine de la Châtaigneraie, géré par l’Association Sésame Autisme Cher, est une ancienne ferme berrichonne transformée en foyer d’accueil pour de jeunes adultes autistes. Chaque matin, ils viennent participer à des ateliers thérapeutiques, culturels et de sensibilisations avant de rentrer en autonomie dans leur appartement en ville. Au travers de ces ateliers pédagogiques tels que le maraîchage ou le fermage, les jeunes autistes s’ouvrent au contact des animaux et des végétaux. Ils apprennent les techniques de jardinage, développent des compétences et découvrent des légumes anciens locaux, le jardinage éco-responsable et la sauvegarde de la biodiversité.

Dessin du projet du domaine de 5 hectares de la Châtaigneraie

En quoi consistait ce projet ?

L’objectif du projet : créer une ferme pédagogique et thérapeutique, ouverte sur la commune, pour aider et accompagner les jeunes adultes autistes par le biais du paysage et de la biodiversité.

Le projet de paysage est dessiné comme étant le support d’une identité rendue lisible et cohérente dans l’idée de l’ouvrir sur l’extérieur. Des espaces dédiés aux animaux sont créés grâce au soutien du conservatoire des races anciennes (ânes grands noirs du Berry, poules noires du Berry), des espaces de jeux et un parcours artistique en lien avec la création d’une résidence d’artiste ont été mis en place et une large opération de plantations.

Comment a été végétalisé le domaine ?

Nous avons planté près de 1000 vivaces passant des achillées aux plantations de bulbes printaniers de Narcisses des poètes, semis de plantes aromatiques (thym, sarriette, sauge, ciboulette) et 90 arbres a été plantés grâce au soutien de bénévoles de la Fondation Orange venus nous aider lors des chantiers de plantations champêtres et festifs.

Près de 1000 vivaces ont été plantées au domaine de La Châtaigneraie !

2km de haies bocagères d’essences locales ont été plantées avec l’aide de bénévoles et les jeunes adultes autistes pour délimiter le domaine avec prunelliers, érables champêtres, néfliers d’Allemagne, cornouillers, églantiers.

Un espace maraîchage en permaculture bio de 8 000 m² a été créé en maîtrisant l’ensemble de la production de la graine jusqu’à la vente dans une roulotte installée spécialement sur le domaine.

Un verger de 40 variétés berrichonnes anciennes et oubliées de pommes, poires, cerises et prunes a été planté et l’arrosage a été pensé dans la frugalité grâce à l’implantation d’oyas à chaque pied d’arbres fruitiers.

Plantation d'arbres et des variétés locales d'arbres fruitiers, installation d'oyas pour gérer les arrosages

Chaque matin, en été, les jeunes adultes autistes viennent vérifier le niveau de l’eau dans les oyas avant de les remplir. Les arbres fruitiers ont été greffés sur porte-greffes méditerranéens pour anticiper le réchauffement climatique et permettre aux arbres de résister aux conditions climatiques particulières du domaine (sur une colline, beaucoup de ruissèlement des eaux de pluie vers les bas de pente, beaucoup de vent asséchant la terre).

C’est une histoire qui nous a beaucoup touché et nous avons souhaité participer en envoyant des sachets de graines qui vont être semées par les jeunes adultes autistes ce printemps.

Nicolas Deshais-Fernandez est paysagiste concepteur DPLG, botaniste de formation et très engagé en faveur de la protection de la biodiversité. Il nous a raconté l’un de ses beaux projets avec de jeunes adultes autistes, celui du domaine de la Châtaigneraie, à Osmoy, dans le Cher, finalisé en 2019. Ce projet, conçu par l’Atelier NDF, a […]

EN-FIN ! Les plantes indigènes ont le vent en poupe. Et pour une excellente raison : elles sont utiles pour la faune du jardin ! En d'autres termes, si on souhaite créer un jardin accueillant et naturel, il convient de faire la part belle aux plantes de notre flore. Mais quelles sont ces plantes indigènes ? Comment les choisir et les entretenir lorsqu'on n'a pas son doctorat en botanique ? Rassurons-nous : fini les difficiles recherches dans une tonne de livres et de sites de référence ! Car Dominique Brochet nous a mâché le travail avec son ouvrage : Les plantes indigènes pour un jardin nature, édité aux éditions Terran.

Qui est Dominique Brochet ?

Dominique Brochet est diplômé d'études supérieures horticoles et a participé à plusieurs stages en écologie alpine. Il s'est installé avec Édith, son épouse, dans la Marne pour y installer sa pépinière et cultiver un jardin près de Reims. Ce jardin se nomme le Jardin de la Presle et abrite les collections nationales de Saules et de Spirée, ainsi qu'une multitude de plantes natives ou indigènes.

Dominique Brochet est, en outre, l'auteur d'un excellent ouvrage sur le saule : "Le Saule, la plante aux mille pouvoirs", toujours chez Terran. Mais il a publié aussi "Toutes les plantes pour sols calcaires", chez Ulmer. A cette occasion, Virginie avait interviewé monsieur Brochet sur les plantes de terrains calcaires. 

À noter que le présent ouvrage "Les plantes indigènes pour un jardin nature" est préfacé par Gilles Clément, le célèbre paysagiste. 

Un ouvrage en 2 parties.

Contrairement à ce que laisse présager le sommaire en 6 chapitres, l'ouvrage s'articule surtout en deux parties bien distinctes.

Une première partie théorique 

Cette partie se divise en 5 points et nous fait un brillant et tout à fait indispensable rappel concernant la définition (ou plutôt les définitions) d'une plante native ou indigène et son écologie au sens large. Mais aussi, l'auteur apporte une belle mise au point concernant les espèces invasives et la problématique qui en découle.

Toute cette partie du livre est passionnante et agréable à lire. Elle peut même intéresser des gens qui n'ont pas de jardin et sont juste « curieux de nature ». Je vais d'ailleurs prêter mon exemplaire à quelques amis guides nature.

Une seconde partie : le guide des plantes indigènes pour le jardin

C'est ce qui constitue la majeure partie du livre : le guide des plantes natives de nos contrées à (re)planter dans nos jardins. On démarre avec les ligneux : conifères, arbres caducs et arbustes. Puis, on s’attelle aux herbacées : fougères et plantes fleuries (vivace et bulbeuse). Certaines plantes ou familles botaniques entières ont été mises de côté pour diverses raisons : difficiles à cultiver ou tout simplement "espèces protégées". 

Les pictogrammes (concernant le sol, l'exposition, la température et les besoins en eau), une fois bien en tête leurs significations, sont clairs et précis. Ils permettent de très rapidement choisir la plante qui convient au bon endroit. Vous vous demandez, par exemple, « oh, ciel ! Il me vient une furieuse envie de thyméléacées indigènes, mais la terre de mon jardin est acide ? Mon bonheur existe-t-il dans les plantes natives ? Oui ! Le Daphne gnidium. »

On ne sait jamais. Ça peut vite arriver ce genre de question existentielle. En tout cas moi, ça m'arrive assez souvent...

Dominique Brochet, Plantes indigenes

Les + de ce livre

  • L'ouvrage est très complet, sans l'être de trop : il va à l'essentiel, sans s'encombrer de « blabla » inutile ;
  • Un livre très agréable à lire, notamment dans sa première partie ;
  • Une première partie justement très didactique ;
  • De superbes photos : qui donnent envie de planter toutes les plantes présentées...
  • Un guide rapide à compulser lorsqu'on comprend comment il est articulé : l'information recherchée nous saute aux yeux rapidement. 

Les – de ce livre

  • Sans doute un peu compliqué à aborder pour les néophytes : un index en latin pour les noms de genres seulement et un classement par famille botanique au sein du guide. Cependant, rien d’insurmontable et ce sera l'occasion pour les lecteurs de se pencher un peu plus sur la classification botanique ;
  • On aurait apprécié des infos sur la faune pour chaque plante ou presque : plante-hôtes, utilité dans son écosystème... Mais cela aurait doublé allègrement le nombre de pages, j'en conviens. Un deuxième tome en perspective peut-être ?
  • On a peur que les gens soient un chouia perdus pour démarrer. Des exemples de massifs ou d'associations « clés en mains » auraient été un plus, peut-être de façon thématique : « massif pour les papillons », « parterre mellifère », "haie pour les oiseaux", "prairie calcicole", "sous-bois acide"...
  • Les plantes annuelles sont absentes : mais encore une fois, le livre aurait risqué d'être beaucoup trop épais. 

En résumé 

Ce livre est un excellent ouvrage à mettre entre toutes les mains des jardiniers soucieux de la nature qui les entoure. Cet ouvrage devrait se trouver dans toutes les bibliothèques, mais surtout en ressortir régulièrement en vue de le potasser. Il ne nous reste plus alors qu'à dénicher ces fameuses plantes indigènes dont monsieur Brochet nous fait l'éloge. C'est, probablement, cette partie-là qui nous sera la plus difficile...

EN-FIN ! Les plantes indigènes ont le vent en poupe. Et pour une excellente raison : elles sont utiles pour la faune du jardin ! En d’autres termes, si on souhaite créer un jardin accueillant et naturel, il convient de faire la part belle aux plantes de notre flore. Mais quelles sont ces plantes indigènes ? Comment […]